Non, je le veux.

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                     Crédit photo: Eric McCarty

 

C’est lundi soir et je soupe tranquille avec ma copine. On mange, on boit, on jase et… Coup de théâtre! Le gars assis à la table d’à côté se lève et sort une bague de sa poche de pantalon. Ah le con! Un lundi soir? Ma blonde a les yeux pleins d’eau et aime beaucoup trop avoir la chance d’assister à ce beau moment d’amour.  De mon côté, je songe vraiment à prendre mon repas take out et partir en courant.  Monsieur profite du fait que madame soit partie au petit coin pour préparer sa grande demande. Un fin renard. La serveuse apporte les roses qu’il lui avait préalablement confiées et un photographe sort de nulle part. Gros set up. Notre jeune amoureux semble nerveux. Je dirais même crissement nerveux.  Il sue sa vie. Ok oui, c’est cute. Mais ce qui est bizarre, c’est que 15 minutes auparavant, il jasait avec sa « future épouse » qu’il aimerait emménager chez elle et elle de lui répondre en riant : « On verra en juillet. » et une mini chicane s’en est suivie. (Oui, je l’avoue. J’aime bien écouter les discussions des autres et les juger par pur plaisir.) Un petit conseil de voisin de table mon Casanova; Cancelle ton projet de mariage, mets-ça sur hold et range ta bague. Ce n’est ni la place, ni le moment.

Bref, il sue sa vie, me regarde et me dit : «Je suis tellement nerveux là. J’espère qu’elle va me dire oui.» Et moi de lui lever mon verre en guise de « lâche pas mon gars ça va bien aller ». Tsé avec mon sourire démoniaque et ma tête qui fait un signe de  « non fait pas ça tu vas te planter ». Il me semble que c’est évident. Si tu as le moindre doute que ta blonde va te répondre non, il manque un petit quelque chose à ton couple.

Il attend, j’attends, ma blonde attend, tout le restaurant attend. Les filles présentes sont beaucoup trop émotives et les gars souhaitent tous qu’il se plante. C’est long. Très long. C’est clairement un caca qu’elle en train de faire. « Comment il t’a demandé en mariage toi? Es-tu bien assise? Écoute-ça. Je revenais de chier ma vie et paf, veux-tu m’épouser? » . Tout le monde rêve de se faire demander en mariage après un gros étron voyons.  Le moment tant attendu arrive enfin. Elle revient finalement des toilettes et lui, droit comme une barre, la regarde avec les yeux de l’amour et les aisselles en sueur. Plus elle s’approche, plus elle le regarde avec mépris. Un genre de regard « Qu’est-ce que tu fous debout avec un bouquet de roses et une bague dans les mains?  Tu me niaises-tu? Ça fait juste trois mois qu’on se connait pis on est au St-Hubert ciboire! »  Pour vrai, la face de la fille vaut un million de dollars. Je vous confirme que l’amour rend aveugle parce que lui ne semble s’apercevoir de rien du tout. Je savoure le moment.  La face de marde de notre épouse en devenir a mis un énorme frette dans tout le restaurant. Il a même fallu que je fasse réchauffer mon poulet. Souris un peu, tu es son choix du chef. Après un gros 30 secondes d’attente désespérée, elle lui répond enfin un oui assez timide suivi d’un bec sur la joue. J’étais certain qu’elle dirait non. Déception. J’entends le cœur de ma blonde fracasser tellement elle a pitié de lui.  Tout le monde dans la salle à manger se regarde et fait une face de « elle lui a dit oui afin qu’il ne perde pas la face en public. » C’est plate à dire, mais d’après moi il est flushé une fois rendu à la maison.

« Elle a dit oui! »  Le restaurant en entier se met à applaudir. Pour être franc, cet applaudissement ne fait clairement pas parti de mon top 3 des plus beaux applaudissements que j’ai entendus dans ma vie. Peut-être parce qu’on n’y croyait pas vraiment… Le couple s’assoit et les murmures commencent. Nos « futurs mariés » ne semblent pas être du tout dans le même état d’esprit. Lui est littéralement aux anges et elle, semble plutôt vouloir quitter l’aventure et se saouler la yeule. Tout le monde la regarde « discrètement ». (Discrètement genre retourne-toi pas tout de suite, mais faut que tu vois ça.) Elle se force de sourire et mange sa salade de chou avec appétit. Elle est du genre crémeuse et lui traditionnelle. Déjà là, tu sais que ça part sur des mauvaises bases. Wake up! Sur un élan de passion et de folie, notre  « futur marié » commande un demi-litre de vin blanc. Il la gâte. On ne vit pas un beau moment de même deux fois dans une vie! Vaut mieux en profiter tsé! Et là, malgré le désaccord le plus total de ma copine, je ne peux pas résister à la tentation. Je frappe doucement sur mon verre à l’aide d’un couteau pour que les « futurs mariés » s’embrassent. (Ahhhh cette bonne vieille tradition.) Dès le deuxième coup de couteau, elle se tourne vers moi et me fusille du regard. Le regard, Maurice Richard! Je suis assez fier de ma shot. Le couple s’embrasse et ce qui devait arriver, arriva. J’avais tout planifié dans ma tête. Un Michel et une Monique un peu pompettes tripent beaucoup trop et abusent de cette fabuleuse tradition. D’après mes calculs, ils tapent environ à tous les deux minutes depuis 30 minutes sur leur verre respectif en criant « Un bisou! Un bisou! » C’est magique. Ça pue l’amour à plein nez.  Le point positif de cette soirée, c’est que notre jeune amoureux n’a pas mis la barre bien haute pour les hommes présents. Merci voisin.

*Oui, je ris de ce magnifique moment de malaise, mais je dois souligner les couilles énormes que possède cet homme. Il a mis son cœur, sa poitrine et sa cuisse sur la table afin de lui crier son amour. Toute cette préparation  et déclaration lui ont sûrement demandé tout son petit change, mais il l’a fait. Ce n’était pas parfait, c’était maladroit, mais il a joué le tout pour le tout. Je lui lève mon chapeau. J’espère sincèrement que je me suis trompé et qu’une fois arrivés à la maison, ils ont fait l’amour comme des poulets sauvages tout en dégustant leur restant de vin blanc.

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Écouter Star Wars avec son Padawan de 6 ans…

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Crédit photo: Eric McCarty

Cela fait un petit moment que mon fils m’achale pour qu’on regarde l’épisode 6: Le retour du Jedi. Nous sommes vendredi soir et c’est l’heure du dodo.  Viens t’en mon gars. On se gâte une soirée cinéma dans le lit de papa.

Le film commence… Ainsi que les 1000 questions.

  • Le vaisseau de Han Solo va-t-il plus vite qu’un avion? Beaucoup plus vite.
  • Plus vite qu’un jet? Je dirais même que c’est l’objet volant qui va le plus vite au monde.
  • Comment Han Solo fait pour comprendre Chewbacca? Je ne sais pas.  (Cette réponse ne le satisfait aucunement) C’est son ami depuis longtemps et il a appris son langage. C’est comme apprendre l’anglais.
  • J’aimerais ça apprendre le chewbacca. Peux-tu regarder sur internet papa s’il y a des cours de chewbacca? Demain matin sans faute.
  • C’est quelle planète ça? C’est l’étoile de la mort. La base de Darth Vader.
  • Ce n’est pas une étoile ça. C’est une planète, c’est rond. (Il me lance une face de bitch du style : « maudit que tu connais rien papa »)
  • Est-ce que l’espace c’est trois fois plus gros que Montréal? Au moins trois fois certain.
  • Si Darth Vader est le père de Luke Skywalker, pourquoi ils n’ont pas le même nom de famille? Bonne question fiston. Avant Darth Vader s’appelait Anakin Skywalker, mais il a passé du côté obscur, donc il a changé de nom.
  • C’est quoi le côté obscur? Le monde des méchants.
  • Comme dans Mario Bros? Pareil.
  • J’espère que tu ne changeras jamais de nom papa. (Cute)
  • C’est qui la maman de Luke? Natalie Portman.
  • Pourquoi Darth Vader porte un masque? Parce qu’il est laid.
  • Pourquoi le nouveau chum de maman ne porte pas de masque alors? (Highfive)
  • Est-ce qu’un sabre laser ça fait plus mal qu’un couteau? Semblable je dirais.
  • Comment tu sais? (…) Il m’a eu.
  • Ça mange quoi un robot? Des vis pis des clous.
  • Jamais de légumes? Jamais.
  • Ils sont chanceux les robots.
  • Un Jedi est-ce que c’est un super héros? Non. (Et là ça part…)
  • Est-ce que Luke Skywalker est plus fort que Spiderman? Hulk? Capitaine America? Superman? Batman? Oui, car il utilise la force.
  • C’est quoi la force?                     

 

Je m’ennuie de Caillou.

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*Et en passant, j’adore mon ex et son nouveau chum n’a vraiment pas besoin de porter un masque. Il est plutôt beau bonhomme. Y gosse dans le fond!

Mes résolutions 2016.

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Crédit photo: Louis Delisle     https://www.facebook.com/3-Jack-Web-série-1470942093120763/

1er janvier 2016.

Il est 16h45 et je viens tout juste de me lever. Je suis entouré de ma blonde et de mes amis évachés un peu partout dans l’appartement. Ça pue, il fait -1000 et le soleil est déjà couché. Je ne suis pas fier de moi, car j’étais supposé être sage et commencer l’année du bon pied. Je regarde par la fenêtre et j’emmerde royalement le gars beaucoup trop motivé pour un 1er janvier qui est en train de faire son jogging. Comment tu fais? Tu gosses. Donne-moi ton truc. Une chose est certaine, il n’était clairement pas au même party que moi. Malgré le fait que je me suis réveillé complètement nu sur un vieux matelas dans le couloir à 31 ans, je me sens bien. Je suis avec ceux que j’aime et j’ai vraiment passé une belle soirée. J’ai confiance et j’ai le feeling que 2016 sera mon année. Parce qu’on s’entend bien que j’encule 2015 avec une douzaine de pénis de gros calibre.

 

Enculade faite, je suis plus fort que jamais, car j’ai beaucoup appris sur moi-même et grandi à travers mes déboires au courant de la dernière année. En 2016, j’aimerais…

 

-Arrêter d’avoir peur du regard des autres.

-Me faire confiance.

-Foncer.

-Faire ce que j’aime.

-Bien m’entourer.

-Me partir en affaire.

-Donner du temps aux gens que j’apprécie.

-Me laisser aimer.

-Aimer.

 

Et…

 

-Ne pas juste m’inscrire au gym dans ma tête.

-Arrêter de prendre Pleckanec dans mon pool.

-Boire un verre d’eau entre chaque consommation.

-Arrêter de commander une tournée de shooters à 2h57 du matin.

-Ne plus manger une rangée d’Oréo avant de me coucher.

-Ne plus oublier d’amener ma serviette quand je vais prendre ma douche.

-Ne plus emballer de cadeaux sur mon lit.

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Je vous souhaite tout plein d’amour, de bonheur et de santé. C’est tout ce qu’il vous faut. Le reste suivra. 2016, un jour à la fois.

« Et j’bois pu jamais… »

 

 

À toi qui a peur de s’engager. (La réplique)

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Source photo: lamarieeencolere.com

À toi qui veut trop s’engager.

Je suis en couple depuis peu et je donne enfin une chance à l’amour après plusieurs millions d’années d’inexistence. Le retour des dinosaures? Je pensais que j’étais mort par en dedans. J’étais plus du genre : On va se fréquenter pendant 14 ans et après on verra. Ensuite, quand ça va faire neuf ans qu’on est officiellement un couple, peut-être qu’on déménagera ensemble. J’ai bien dit peut-être. J’étais tellement bien tout seul dans mes affaires et si je n’avais pas eu peur de l’engagement durant les dernières années, je me serais engagé avec toi, la fille pas pour moi. Notre relation aurait duré neuf mois et rien donné… Nice!  Tant qu’à ça, je vais rester seul moi pis mon fun. Il faut accepter qu’une personne ne soit pas en amour avec nous. Ça fait chier, mais c’est des choses qui arrivent.

Tu lui reproches sans cesse de ne pas te donner une chance. Pourtant, il est gentil avec toi, vous riez ensemble, vous allez au cinéma, il te fait bien l’amour et il a même payé la facture au restaurant… Il est justement en train de te la donner ta chance. Parce que si tu as envie de t’engager avec lui, ce n’est certainement pas parce qu’il t’a fourré et jamais rappelé. C’est une question de feeling et de timing. Il s’est donné une chance avec toi et il a réalisé que tu n’es simplement pas la fille pour lui. Il t’aime bien. C’est tout. Sans plus. Tu comptes pour lui, mais il manque la magie. Tu n’es pas la bonne. Ça se peut. Meilleure chance la prochaine fois. Oui, il agit comme ton chum quand vous êtes ensemble. Il est même déjà venu te chercher complètement saoule au Saint-Sacrement parce que tu étais malade dans les toilettes les culottes aux genoux et il t’a flatté le dos toute la nuit en te regardant cracher sur son plancher. Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Ce n’est pas un cave. Il t’apprécie, tu lui fais du bien et il aime passer du temps avec toi.

Ce n’est pas toujours évident de réaliser que notre relation est encore un échec et d’y mettre un terme. Il y en a qui s’engage avec la première venue parce qu’elle est donc bien belle et donc bien fine. Se blottir dans la facilité et apprendre à aimer. Désolé, il y a des gars plus complexes qui ont besoin de beaucoup plus pour s’embarquer. Je ne dis pas que tu es une fille ordinaire, loin de là… Tu es sûrement formidable, mais tu n’es pas celle qui va me changer. C’est triste parce que pendant un instant, j’ai eu espoir que tu sois la bonne.

Une fille m’a déjà dit : « Ton cœur est comme un coquillage enfoui beaucoup trop profond dans l’océan, impossible de le trouver, même avec un sous-marin. » Et moi de répondre : « Tu as 100% raison. Par contre, le tiens flotte sur le bord l’eau et n’importe qui qui passe par là peut facilement le ramasser. Je dirais même que ton coquillage m’est apporté par une vague jusque dans ma main pendant que je sirote une cerveza sur ma chaise longue. » Lors de cette discussion, je crois que nous avions tous les deux beaucoup de travail à faire sur nous-même afin de trouver le juste milieu de nos relations.

 

Je te reproche d’être en amour avec l’amour et cette dépendance donne des relations de caca mou de neuf mois qui ne mènent nulle part. Tu te déplugues d’un pour te repluguer sur un autre. Tu t’investis émotionnellement un peu trop vite. Prends ton temps. Je ne me mettrai pas en couple pour être en couple. Le courant ne passe pas toujours comme on l’aurait souhaité tsé. Je veux que ça vienne me frapper en pleine face et le sentir par en dedans. Je ne veux pas apprendre à l’aimer, je veux l’aimer tout de suite. Je veux que Love is in the air parte quand je la regarde. Je veux que son rire désagréable aux oreilles des autres soit mon moment de bonheur à moi. Je veux devenir romantique malgré mes vieux plis de gars célibataire grincheux. Je ne veux pas être simplement celui qui te fait sentir bien. Je veux être celui qui te fait sourire bêtement, que de m’embrasser te donne la même sensation qu’un Calinours qui fait l’amour à une licorne sur un arc en ciel naissant d’une fontaine de Nutella sur une plage de sable blanc à Punta cana. Je veux être ton Bruno Mars. Je n’attraperai peut-être pas une grenade pour te sauver la vie, mais pour les premiers mois du moins, je retiendrai mon pet durant plus de 24h à en avoir mal au ventre pour toi. Mon armure je vais l’enlever quand je vais rencontrer ma princesse et pas avant. Oui je vis peut-être dans un conte de fées, mais je suis comme ça. Deal with it. Ce serait plate en maudit si à Super Mario on délivrait la princesse après seulement un tableau.

Je voulais vivre ma liberté jusqu’à temps qu’une fille me donne le goût d’essayer à nouveau et il y a sûrement plusieurs gars dans cette même position. C’est supposé se faire tout seul, sans game, ni de niaisage. Je sais bien que tu ne m’enfermeras pas dans une cage et que tu vas me laisser aller jouer au Nintendo et boire un verre avec mes chums de temps en temps. Justement, je ne veux pas que tu me laisses y aller, je veux avoir le goût d’y aller avec toi. Je veux que tu sois ma meilleure amie. Ma partner in crime.

Ce n’est pas évident, car nous faisons partie de cette folle génération Y qui veut tout avoir tout cuit dans le bec et qui ne veut rien manquer de ce monde de fou. Si je sors avec elle, je ne pourrai plus coucher avec qui je veux ou aller à tel party. C’est vraiment plaisant d’accumuler les premières dates. C’est toujours tout beau tout chaud, le challenge de plaire et séduire pour enfin conquérir. C’est excitant. Pourquoi on aurait à se défaire de quelque chose qu’on aime? Jamais de chicane, toujours du bonbon.  Je me répète, mais ce n’est pas évident de se départir de quelque chose que l’on croit nous rendre heureux. Ou devrais-je dire que l’on croit nous rendre jamais malheureux? Oui, il y a des caves partout qui ne savent pas ce qu’ils veulent, mais si tu étais prête à t’engager avec… Il ne devait pas être si cave que ça. Tu n’étais simplement pas la bonne au bon moment. Je ne me le cache pas, j’ai déjà été crissement cave et j’ai tourné le dos à des christies de bonnes filles, mais il faut que jeunesse se fasse. Il y a des gars pour qui c’est juste plus long ça a l’air. Tu ne connais pas mon passé et ce qui se passe dans ma tête. Laisse-moi vivre ma vie. Tu n’as jamais eu peur de t’engager toi? Oui? Alors, tu as assurément déjà fait chier un gars qui t’appréciait. Pourquoi? Ce n’était pas le bon.

Ne baisse pas les bras, il y a de l’espoir, car après avoir abandonné le projet de l’amour durant plusieurs années, je crois peut-être avoir enfin trouvé ma princesse. Cette belle histoire d’amour va peut-être bientôt me péter dans la face, mais là là, je le feel. Bonne chance sur Tinder! Peace.

 

*Ok, oui, je te le donne. Tu as un peu raison, car je serai toujours un éternel indécis qui a encore peur de s’engager. Mais aujourd’hui, je nous laisse une chance. Tu comprends mon point de vue? Là, je sens que ça peut marcher. Je suis prêt. La magie du temps des fêtes peut-être! Va te balader à la Place Versailles ce jeudi matin au lieu de jouer sur ton cell. On ne sait jamais! Et si tu ne rencontres pas le prince charmant, fait un homme de toi, relâche cette frustration accumulée et va péter sur le Père Noël pour te venger. Parce que oui, c’est clairement un chum que tu lui as demandé l’année passée. Joyeux Noël!

 

*Voici le texte original qui m’a inspiré cette réplique: http://www.lesnerds.ca/a-toi-qui-peur-de-sengager/

R.I.P. Lutin Taquin

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Crédit photo: Eric McCarty

 

Mon fils était très triste la semaine dernière en revenant de l’école, car il était le seul de sa classe à ne pas avoir eu la visite des lutins taquins durant la nuit. Il y a déjà quelques années que je regarde passer vos photos de mauvais goûts coups sur les réseaux sociaux en roulant des yeux et en me promettant de ne jamais embarquer dans cette propagande marketing.

Évidemment, mon petit cœur de père n’a pas pu résister à sa petite face tristounette et j’ai couru nous en procurer un pour la modique somme de 20$ + taxes. « Bienvenue à la maison petit con! »

Pour ceux et celles qui n’ont pas encore d’enfant… Mais qu’est-ce que cette nouvelle tradition du temps des fêtes!? Simple. Les lutins font toutes sortes de sottises durant la nuit et s’immobilisent lorsque vos enfants se réveillent. (Un peu comme dans le film Histoire de jouets.) Je vous le confirme, vos enfants seront excités à souhait à la vue de vos niaiseries matinales. (Pire qu’un high de sucre) Parce que oui, ce sont les parents qui font les mauvais coups avant d’aller se coucher… Et qui ramassent après. Nice! J’adore vraiment le concept.

« Papa! Papa! Viens voir! Le lutin a chié dans le micro-ondes! »

Depuis la fameuse arrivée de notre lutin taquin à la maison, fiston a pris la magnifique habitude de se réveiller à 5h30 du matin afin de constater les mauvais coups de son nouvel ami. Quand je pense à ça, 20$ c’est cher payé pour me faire ramasser de la marde de lutin avant que le soleil se lève. Disons que j’ai déjà fait de meilleurs investissements.

Ok, ok, le sourire que toute cette belle magie lui procure ça n’a pas de prix… Mais mon air bête du c*lice pis mes 14 cafés ça vaut combien?

Je prédis donc la mort de son lutin taquin par : le colonel moi, en le crissant au bout de mes bras, dans le living room.  

 

Mon fils était triste, il sera bouleversé.

 

R.I.P.

Lutin Taquin

(02/12/2015 – 07/12/2015)

 

PS. « Le Père Noël n’existe pas, c’est mononcle Maurice avec une fausse barbe un peu chaudaille. »

PSS. « Pas mal certain que c’est ton lutin qui a mangé tous tes bonbons d’Halloween. »

 

Lettre à mon fils.

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J’ai vraiment hésité avant de publier ce texte, car je ne veux pas attirer la pitié des gens à mon égard, mais je désire simplement me vider le cœur, ou plutôt la tête. Je dois faire sortir les démons qui brûlent à l’intérieur de moi. Publier ce texte, c’est un peu comme se mettre à nu en exhibant sa mini bizoune de fin de party pendant un grand vent froid d’automne. Bref, c’est gênant, mais je crois que je dois le faire si je veux avancer. Et vu que je feel hangover en tout temps sans même avoir bu une seule goutte d’alcool, je me lance. Parce que tsé, quand tu feels lendemain de veille, tu te fous pas mal de tout… C’est comme ça, tous les jours, depuis trop de mois déjà.

Merci Fiston

Aujourd’hui, c’est ton premier jour d’école, tu débutes la maternelle. Le temps passe tellement vite. Je suis si fier de toi. Ce soir, papa s’en va rencontrer une psychologue pour la première fois. Jamais je n’aurais pensé en être rendu là. Tu te détaches lentement et ça fait mal à mon petit cœur de père.

Commençons par le début. Tu es arrivé dans ma vie comme un cheveu sur la soupe. Nous n’étions aucunement prêts, moi et mon party animal« Je le garde que tu le veuilles ou non. » J’ai vu ma jeunesse s’envoler en entendant cette phrase. J’en voulais beaucoup à ta maman, car nous n’étions plus un couple à cet instant. Je venais de lâcher ma job afin d’aller à l’université pour explorer de nouveaux horizons et espérer trouver ma passion. Comment pourrai-je dire… C’était un excellent timing. C’est ma force le timing dans la vie. #crissnon. Je vivais sur le Plateau Mont-Royal comme une rockstar. Restaurants, bars, alcool et s’il vous plait. Je suis retombé dans le milieu de la restauration et des bars afin de bien combiner école et m’occuper de toi. Je ne trouvais rien dans mon domaine. Je combinais les partys et les filles, rien pour retrouver la confiance en moi perdue. Oui, au début je le pensais… Mais non, c’était pire. Après mûres réflexions, j’ai décidé de retourner vivre chez papa et maman afin de pouvoir te voir le plus souvent possible sans négliger mes études et avoir de soucis financiers. Et oui, un peu de soutien de pépé et mémé, ça aide en maudit. Le retour à la maison et dans les bars fût assez difficile psychologiquement. Je fuyais mes problèmes dans l’alcool et dans la facilité au lieu de me chercher un vrai emploi. Je vivais en surface et non en profondeur. Non, il ne faut pas arrêter de vivre quand on a un enfant, mais il y a un juste milieu à se péter la face. C’était mon moyen de défense pour oublier. J’allais te porter chez ta mère, les larmes aux yeux de te voir quitter, (et encore aujourd’hui) pour ensuite enfiler mon masque de barman heureux et boire comme un trou. Je vivais constamment avec des remords que je n’étais pas là à 100% pour toi. Ce n’était pas sain pour ma santé autant mentale que physique. J’étais entièrement présent pour toi, mais fatigué de la veille. Pardonne-moi. Je ne regrette pas ce que j’ai fait, mais je regrette le résultat. J’ai donc décidé d’arrêter de travailler dans les bars et de me concentrer à me trouver un travail dans ce que j’aime. J’ai trente ans, j’habite chez mes parents et je n’ai plus d’emploi… Pour la confiance en soi, c’est zéro. J’ai l’impression d’être revenu à la case départ.  Le jugement des autres m’affecte énormément et me donne des crises d’angoisse. Respire le père, respire. Fais le vide.  Je tente de fuir le regard de mon entourage et d’être fier de mes accomplissements. #impossible.  Pourtant, parfois vaut mieux reculer pour mieux avancer. J’essaye tant bien que mal de m’accepter, de ne plus penser au présent, mais de plutôt penser à tous les sacrifices que j’ai faits pour toi. Pas tant évident… Je suis toujours stressé, j’ai mal à la mâchoire tellement je serre les dents et je me calme à grand coup d’Ativan. Je suis le mal aimé qui porte un masque pour cacher son identité. Je suis en train de me noyer par en dedans à force de ne pas exprimer ma tristesse. C’est frustrant parce qu’il n’y a pas tellement longtemps, j’étais une machine qui se foutait bien de ce que les autres peuvent bien penser de lui. Maintenant, j’ai de la difficulté à sortir en public sans faire une crise de panique. Les seuls moments où je suis heureux sont ceux passés en ta présence. Tu es la seule raison pourquoi je me lève le matin parce que si c’était juste de moi, je resterais couché à l’infini. M’endormir et me réveiller à tes côtés, c’est ça la vie. Je te regarde dormir et je suis tellement fier de toi. Je crois que je t’aime trop. Je suis fou. Ça se peut-tu ça aimer trop son fils? Je viens de vivre le plus bel été de toute ma vie, car nous ne formions qu’un toi et moi. Ma tête était à off, car je me levais en ta compagnie. À tous les jours je te disais : « Pas de garderie aujourd’hui, je te garde pour moi. » Tu étais si content de passer la journée complète avec papa.

Là, tu commences l’école et je vais perdre graduellement mon petit garçon, mon meilleur ami. Ma première vraie peine d’amour. Je ne peux plus te garder pour moi tout seul. J’aurais aimé que tu restes à cinq ans toute ta vie. Plus le temps avance, moins que tu as besoin de moi et plus que j’ai besoin de toi. Ma tête se remet à penser. Je fais une job que je déteste et je ne vais pas bien du tout. Je me sens seul au monde. Jamais je n’aurais pensé avoir autant, mais si peu d’amis à la fois. C’est une très mauvaise journée pour moi. J’ai juste hâte d’aller te chercher à l’école pour retrouver mon pote! Les journées sont longues sans toi. Mais ce jour-là, tu pleures, tu chignes pour rien, tu boudes, bref, tu n’es pas tant content de voir ton papa. Tu veux aller au Macdonald et je ne cède pas, car un bon pâté chinois t’attend à la maison. Tu cries, tu reboudes, tu essaies de me dealer ça pour du Burger King (bel essai), calice que tu m’énerves. J’ai juste le goût d’aller te reporter au service de garde et d’aller me saouler. En plus, tu refuses de me parler tout le long du trajet de retour. Je pense. Je pense trop. Je pense à ma nouvelle job de marde. Je pense à mon échec professionnel et familial. Une fois à la maison, pour te changer les idées, je me déguise en méchant monstre et j’attends que Spiderman vienne me sacrer une volée. Tu me souris et enfile ton costume. Tu t’excuses et tu me dis un gros : «Je t’aime papa plus gros que 1000 univers. » Je vois cette sincérité dans tes yeux que je suis tout pour toi. Je craque, je suis en amour, le vrai amour. Il n’y a pas une fille au monde qui peut me faire sentir ainsi.  J’oublie tout. Tu peux me péter un million de crises comme celle-là, juste ce moment en vaut la peine. Je ferais tout pour toi. Si une fille me ferait une crise du genre, elle se ramasserait assez vite sur le bord du chemin. La bataille commence et évidemment, tu gagnes. Spiderman tue le méchant. Tu me fais un énorme câlin et papa revient miraculeusement à la vie. Je te dois la vie fiston. Tu es ma fierté, ma raison de vivre, ma plus belle réussite. J’ai un nouvel emploi que je déteste, mais je t’ai toi. Je me débrouille dans tout, mais je suis bon dans rien. Par contre, s’il y a bien une chose dans laquelle j’excelle, c’est d’être papa. Le reste va venir… Graduellement, je suis devenu un homme, en tout cas j’essaie. Je suis devenu un bon père. Je ne dis pas que j’en étais un mauvais, mais nettement amélioré. On appelle ça vieillir. Ce n’est pas vieillir, c’est grandir avec toi. Tu m’as sauvé la vie dès que j’ai aperçu ta petite face pour la première fois, car sinon je serais sûrement échoué saoul mort, tout seul sur une plage de la Thaïlande comme un looser. Et maintenant, tu me sauves la vie à nouveau, car sans toi, je n’ai plus de vie, je suis perdu et ma joie de vivre prend le bord.

Lorsque je suis à tes côtés, j’enlève mon  masque, je retrouve le sourire et j’aime la vie. Merci fiston de me garder en vie. J’ai mon rendez-vous dans quelques heures et ça me stresse énormément. Sur un coup de tête, je rase ma grosse barbe de monsieur. Peur de vieillir? C’est con, mais j’ai besoin de changement et calice que je me trouve laid sans barbe. J’aimerais la recoller sur mon visage. J’ai l’air d’un pré-ado joufflu. Malheureusement, on ne peut pas fuir le passé, seulement l’accepter et aller de l’avant.  Tout à coup, j’entends tes petits pas qui courent vers moi et là, avec les yeux de l’amour, tu me dis : « Wow papa, tu es dont bien beau pas de barbe. » Tu ne me juges pas, tu te fous bien de ce que je fais dans la vie et de ce que j’ai l’air. Je suis ton papa à toi et c’est tout ce qui compte. Une chance que tu es là face de pet! Finalement, j’ai le plus beau métier du monde: Papa. Je me dirige vers la bonne voie et un jour, c’est avec toi mon fils que je veux me retrouver à prendre un verre sur une plage de la Thaïlande, mais pour se faire,  papa doit aller se guérir la tête un petit peu. Un jour, tu vas être fier de ton père.

Bref, je vais faire de mon mieux pour te donner les meilleures bases possibles afin d’affronter ce monde cruel. Je serai toujours là pour t’écouter, te guider, déconner, te consoler et te passer un 20$ que tu ne me redonneras jamais…

Je t’aime gros comme 1000 univers.

-Papa (Ton meilleur ami pour la vie) xxxx

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Depuis quelques années, je vois plusieurs personnes s’enlever la vie dans mon entourage et cette situation me trouble énormément. Je comprends un peu plus maintenant comment ces gens et amis se sont peut-être sentis, car je suis moi-même dans une christie de mauvaise passe. Je ne compare aucunement mes problèmes aux leurs loin de là, mais jamais dans ma vie j’aurais pu penser feeler autant comme un tas de marde. Je crois que c’est important de parler de nos soucis avec quelqu’un ou d’aller consulter un professionnel de la santé. Nous avons tous nos problèmes. Ça doit faire au moins un an que je ne me sens pas bien mentalement. J’aurais dû y aller bien avant, mais j’avais peur. Peur de quoi? Peur de voir la réalité en face? Peur de voir mes erreurs de parcours? Peur de m’améliorer? Peur d’être bien? J’ai parlé à une amie et elle m’a convaincu d’aller consulter. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise d’en discuter à des amis ou de simplement avoir un ami à qui en parler. Donc, si tu as les idées noires, ne te gêne pas de m’écrire en privé. Je te paye le lunch même si je suis cassé, même si je ne te connais pas, même si je ne suis vraiment pas la personne la plus enjouée sur terre en ce moment. On va se raconter nos problèmes, en rire, en pleurer, boire deux, trois shooters, repartir avec le sourire et avec un ami de plus dans le coffre à gants. Je crois sincèrement que de parler avec un inconnu peut nous faire beaucoup de bien et être très réconfortant.  Je ne te jugerai crissement pas parce que crois-moi, je ne suis pas bien placé pour juger qui que ce soit. Je ne suis clairement pas à mon premier party! 😉 Tu vas voir, le printemps  arrive beaucoup plus vite qu’on le pense.

Moi, j’ai fiston qui m’aide à voir au-delà de mon malheur et d’espérer être enfin complètement heureux un jour…  Toi, même si tu penses que tu n’as rien à quoi t’accrocher, il y a toujours une solution. Pars en voyage, lâche ta job, retourne à l’école, dis oui au lieu de dire non, mets du bacon dans ta poutine, cours autour de la piscine après l’avoir mangé et plonge! Il va toujours y avoir du bonheur pour toi à la clé.

*Je vais mieux.

SUICIDE

source photo: http://textesatoutvent.blogspot.ca/

« Dans le coffre à gants »?

Pourquoi avoir appelé mon blogue « Dans le coffre à gants »? J’aimerais tout d’abord remercier Éric Lapointe pour l’inspiration. «Deux wake up, un café gris, m’a rouler toute la nuit! (…) Et une belle bague en or dans le coffre à gants!» Beaucoup de plaisir entre chums à massacrer cette chanson durant les longues rides de char. Disons qu’on en a mis une couple d’affaires louches dans ce fameux coffre à gants… «Des capotes, du papier cul, m’a rouler toute la nuit!» Vous allez voir, elle reste dans tête la crisse.

Pourquoi « Dans le coffre à gants »? C’est fort simple. Mon coffre à gants représente ma tête. Il y a un peu de tout là-dedans. Dans le mien, on y retrouve mes papiers de char, un cahier de notes, des jouets de mon fils, le guide de l’auto, un gun, un cd qui me remémore certaines décisions douteuses, des vieux tickets sales ainsi qu’un condom expiré depuis 2012, d’un coup tsé. Il s’agit quand même d’une place à débarras personnelle, mais pas tant personnelle. On s’entend que tout le monde qui s’assoit côté passager fouille à l’intérieur sans aucune retenue. Il est accessible, là, en face de nous. Il nous demande quasiment de l’ouvrir et d’y jeter un œil voyeur, simplement pour juger un peu. D’où m’est venue l’idée de vous faire explorer ma tête; mon coffre à gants. Écrire est ma passion et je crois qu’en extériorisant mes pensées, aventures et anecdotes avec vous cela  va me faire le plus grand bien. C’est maintenant l’heure de m’assumer. En espérant par le fait même, vous divertir, vous faire réfléchir et me sentir un peu moins seul dans ma tite tête. Vous embarquez? « Et une histoire de plus dans le coffre à gants!»